Être un parent séparé ou divorcé avec un ou plusieurs enfants en garde alternée ou en garde classique, c’est un sacré challenge après une séparation ou un divorce.
A la peur de l’inconnu, qui s’ouvre après avoir fermé la porte de la vie traditionnelle avec maman et papa vivant sous le même toit et les émotions que font émerger leur rupture, se rajoute la nécessaire construction d’un nouvel équilibre de vie.
Les parents séparés doivent apprendre à mener une existence qui concilie à la fois leurs obligations professionnelles, leurs besoins personnels respectifs tout en veillant au bien-être supérieur des enfants. C’est un sacré challenge !
La transition entre une vie où toute la famille dormait à la même adresse à une nouvelle organisation où les enfants partagent leur temps entre deux domiciles distincts n’est pas du tout évidente.
Il va falloir rajouter à des contraintes professionnelles et domestiques déjà existantes de nouvelles tâches à réaliser, de nouvelles routines à mettre en place et un nouveau budget de dépenses à respecter (souvent plus réduit qu’avant la séparation).
Par rapport à un couple qui partage plus ou moins équitablement son temps, son énergie et qui se soutient mutuellement, le parent séparé se retrouve souvent seul, de manière permanente ou alternée à :
Pour tout nouveau parent séparé, c’est une véritable gymnastique mentale de planifier le quotidien et ses multiples responsabilités.
Quel parent seul assurant la garde de ses enfants ne s’est jamais retrouvé débordé voire noyé de devoirs ?
Quelle maman séparée n’a jamais été proche du burn-out ?
Quel papa séparé n’a pas stressé devant la montagne de tâches qui s’accumulent et le temps qui manque cruellement pour les exécuter ?
Quel parent divorcé n’a pas paniqué la veille d’une présentation importante à assurer au boulot alors que son petit dernier a plus de 38° de fièvre ?
La charge mentale explose chez les parents séparés pour lesquels une course journalière contre la montre s’installe durablement. Mais avant d’aller plus loin. De quoi s’agit-il exactement ?
Selon la sociologue française Monique Haicault, c’est le fait de devoir penser à un domaine alors qu’on se trouve physiquement dans l’autre.
Concrètement, c’est ce qui vit une maman (ou un papa) au travail, qui est en train de préparer une présentation orale et écrite pour le lendemain, et qui se rappelle que son frigo est vide, qu’il est déjà 18h, que le magasin alimentaire ferme à 19h et qu’elle ne sait pas quoi préparer au dîner pour la famille.
Dans une journée qui compte 24 heures, il suffit qu’une action prenne plus de temps que prévu pour que le retard pris s’accumule et empiète sur d’autres activités de la journée.
Les interruptions et les imprévus favorisent la charge mentale parce qu’ils réduisent considérablement votre temps disponible pour atteindre un objectif et enchaîner sur le suivant. D’autre plus, ils sollicitent davantage votre énergie pour vous adapter rapidement au changement de dernière minute.
La charge mentale, c’est une forme de pression qui épuise à la longue car elle exige constamment concentration, mémoire et raisonnement. Si vous n’y prenez pas garde, elle peut conduire à une fatigue extrême et à la dévalorisation de soi à force de ne jamais réaliser toutes les actions de la to-do-list que vous vous êtes assigné.e.
La charge mentale est très majoritairement vécue par les femmes car traditionnellement et historiquement, elles sont jugées responsables des tâches ménagères et de la bonne gestion de leur foyer. Un homme, en garde partagée, qui a donc la charge de ses enfants en alternance est lui aussi fortement exposé au risque de forte charge mentale.
Pour les parents séparés, le sentiment de devoir tout gérer seul, les moyens financiers réduits par la séparation, le manque de soutien psychologique sont des raisons supplémentaires de se créer du stress.
C’est pourquoi travailler à réduire sa charge mentale est vital pour tout chef de famille monoparentale.
La garde alternée, quand elle est adaptée à la situation familiale, aux âges des enfants, est le moyen de partager entre la mère et le père temps, énergie et argent pour l’épanouissement des bambins. En partageant les frais, vous diminuez une partie de la pression financière que vous pouvez ressentir.
Pouvoir compter sur l’autre parent permet de se rassurer en cas d’urgence ou d’imprévu. C’est une très bonne chose qui démontre aux enfants, que malgré votre séparation, vous restez un couple parental qui a à cœur de veiller au bonheur des enfants et que vous gardez une bonne entente.
N’hésitez pas, non plus, à solliciter l’aide de votre famille ou de vos amis pour vous aider en cas de besoin.
Utilisez aussi les bons outils qui facilitent votre vie de tous les jours et qui permettent de libérer votre mémoire. C’est le cas de l’application 2 houses qui permet aux parents séparés de communiquer sur la vie des enfants et de suivre les dépenses et les frais partagés liées à leurs besoins.
Une maman séparée ou un papa séparé, qui arrive à jongler entre tous ces devoirs, projets et responsabilités est un parent qui est organisé.
Et son arme simple et redoutablement efficace pour accomplir ses activités et devoirs, c’est l’utilisation d’un planning partagé avec l’autre parent. C’est aussi ce que permet l’application 2houses.
Grâce à elle, vous n’aurez plus peur d’oublier vos rendez-vous, vous avez une vision claire de vos périodes de garde d’enfants, vous serez notifié en cas de changement d’emploi du temps de dernière minute.
Avec le support du planning, vous pouvez indiquer tous les évènements importants liés à vos enfants ce qui permet de reposer votre mémoire et donc d’alléger votre cerveau.
Ça fait le plus grand bien de parler de ses difficultés et de ses peurs de parents séparés. C’est pourquoi, même si vous avez l’impression de manquer de temps, vous ne devez pas vous isoler mais au contraire socialiser, discuter avec d’autres personnes qui vivent la même chose que vous. Ces personnes peuvent être des personnes séparées ou divorcées qui ont vécu ou qui vivent la même situation que vous mais elles peuvent aussi être des parents en couple.
L’autre est toujours source d’inspiration et de soutien et parler de ses soucis permet de relativiser et de comprendre que vous n’êtes pas seul.e
Souvent un parent séparé ou divorcé éprouve de la culpabilité à faire vivre à son enfant une garde classique ou une garde partagée.
Et le moyen trouvé pour atténuer cette culpabilité est de vouloir tout bien faire au risque de manquer de sommeil et de devenir perfectionniste.
Il est donc important de ne pas se mettre autant de pression, d’accepter de ne pas avoir de vie parfaite, de ne pas être un parent parfait.
Acceptez-vous tel que vous êtes, acceptez votre imperfection, vos erreurs, vos failles et vos défauts. Vous êtes juste humains et en l’acceptant, vous donnez le droit à votre enfant de ne pas être parfait. C’est une pression énorme que vous vous retirez mais que vous lui enlevez aussi.
Parent séparé, vous faites juste de votre mieux et c’est déjà parfait comme ça !
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