Toutes les mamans veulent des enfants heureux et pleins de santé.
Toutes les mamans veulent le meilleur pour les enfants et donnent leur meilleur d’elles-mêmes (et parfois le pire quand la fatigue lui a fait perdre les nerfs).
Face à tous les scandales alimentaires de la vache folle en passant par la viande de cheval dans les lasagnes au boeuf d’une célèbre marque ni fine ni finlandaise, sans oublier la composition douteuse à l’huile de palme de la plus célèbre pâte à tartiner que beaucoup apprécient, de plus en plus de consommateurs affolés et choqués se sont tournés vers le bio et ses labels rassurants de qualité.
La psychose est telle qu’associer manger à vivre n’est plus évident. C’est l’inverse, en mangeant, on a peur de mourir. C’est aux industriels qu’on doit cette invraisemblable dérive, avant, ne pas manger c’est mourir et maintenant c’est manger qui nuit à la santé et nous tue à petit feu d’ingrédients plus ou moins toxiques rajoutés au produit de base pour mieux le conserver ou nous rendre addicts.
Le philosophe-paysan Pierre Rabhi a même dit : « Bientôt, avant de passer à table, on ne se dira plus bon appétit, mais bonne chance. »
Alors le réflexe naturel de tout parent, c’est de se demander, comment bien se nourrir et garder sa santé. Le bio est la réponse toute trouvée à la question. A condition d’ouvrir grand son porte-monnaie, il ne reste plus qu’à acheter un produit estampillé du précieux label AB ou écocert et notre conscience se tranquillise. Ouf ! On échappe à la mort grâce à une étiquette qui nous protège du mal. Le seul effort consiste à ne pas stresser au moment de passer à la caisse, car pour ma part, les produits bio du supermarché de mon quartier sont entre 30 à 50% plus chers que les produits dits traditionnels suspectés de manipulations génétiques, gélatineuses et /ou pesticidiennes. Moi qui me rendait souvent chez le même primeur pendant des années, devant l’horrible vérité divulguée sur l’utilisation abusive des pesticides, les principes sans scrupules de production de viande en masse par les industriels et la pollution occasionnée par celle-ci, les abus sur les bêtes d’élevage, j’avais décidé de n’acheter que du bio pour préserver ma santé, celle des enfants et encourager un meilleur traitement de la race animale qui mérite un minimum de respect .
Direction le nouveau et grand magasin bio près de chez moi où je me suis rendue plusieurs fois pleine de bonnes résolutions d’achats. Sauf qu’au rayon des fruits et légumes, j’étais gênée de constater que beaucoup de produits venaient d’Espagne. Encore ça reste proche de la France mais quand les bananes dures de couleur vertes (donc pas du tout désirables pour mon palais) viennent d’Amérique du sud avec un prix monstrueux, je ressens un malaise…Même malaise quand je me balade dans les rayons et que je retrouve les produits bio surremballés. Autre source de gêne: c’est que pour moi le bio est davantage une façon différente de consommer qu’un tampon vert d’autorisation de consommer. Et en regardant tous les articles en vente, je n’apprends rien sur ce qui est bon de consommer pour la planète et ce qui est bon pour la santé parce que j’avais l’impression d’être dans un supermarché classique avec juste comme différence un timbre vert sur les produits. J’entends par là que je n’aurais pas été surprise de trouver du coca-cola bio ou des bonbons à base de gélatine bio.
Pensive, je me rends chez mon primeur que j’aime beaucoup pour ses fruits et légumes qui ont du goût et lui demande pourquoi il ne passe pas au bio…Et là il m’explique que se faire labelliser bio c’est le parcours du combattant, que peu d’agriculteurs peuvent vraiment se vanter d’être bios et que même s’il ne vend pas du bio, il m’assure que ce qu’il vend, il l’achète à des gens du métier qui ne traitent pas de pesticides leurs fruits et légumes, que ça fait 40 ans qu’il est primeur et que pour lui, ce n’est pas le label bio qui compte mais la bonne connaissance de ces fournisseurs. Et moi je veux bien le croire comme je l’ai écris, ses fruits et légumes ont du goût et juste ça, ça m’inspire confiance.
Et pour en revenir au titre de l’article, tout ça me fait dire, que la réponse n’est pas un simple OUI ou NON sans nuances. La réponse la plus sûre pour moi est celle d’écouter son bon sens. Maman solo, tu n’as peut-être pas les moyens d’acheter bio mais tu n’as pas les moyens d’être en mauvaise santé alors ta principale ressource à défaut d’argent c’est l’intelligence. Pour moi, ce n’est pas consommer des produits étiquetés bio le plus important, c’est acheter intelligemment et faire des économies car ça protège le compte en banque et aussi la planète :
Je ne suis pas la consommatrice parfaite qui optimise ses ressources, consomme tout en bio, ça m’arrive de mal manger, d’aller parfois dans un fast food, de succomber à l’achat d’un plat préparé car cuisiner tout soi-même en tant que maman solo c’est difficile mais ma conclusion c’est que si une maman n’a pas les moyens d’acheter du tout-bio, elle n’a pas à culpabiliser car faire des économies, recycler, réparer, récupérer ce qui est récupérable au lieu de jeter c’est déjà une façon de ne pas exploiter notre planète.
Et avant le bio, on avait des grands-parents qui respectaient la terre, en utilisant juste leur bon sens : réutiliser l’eau pour le jardin, recoudre un vêtement déchiré, prêter ou emprunter un objet pour éviter un nième achat…
Bref je ne suis pas une maman bio surtout que le bio a aussi des effets négatifs sur l’environnement (notamment le bio importé, qui dans certains pays, réduit les surfaces cultivables des populations locales et donc contribue à les affamer ce qui est inacceptable selon moi).
Je suis une maman en constant apprentissage pour consommer en respectant davantage la planète. Et ça ne se réduit pas à acheter un produit étiqueté bio.
En conclusion, le meilleur moyen de respecter l’environnement, ce n’est pas juste de s’acheter une conscience avec des produits bio mais c’est réfléchir à sa manière de consommer, voir les impacts sur la planète, sur l’humain, sur nos enfants.
Faire des économies et ça la maman solo connaît, c’est un comportement bio. Et exit la culpabilité de ne pas pouvoir acheter du bio, c’est consommer moins et mieux qui compte. Pas forcément dépenser plus !
Et toi as-tu des conseils à partager pour consommer bio ? Moins cher ? Et consommer en respectant la nature ? Merci de faire partager ton expérience et tes conseils aux autres dans les commentaires.
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