La colère est une émotion qui revient souvent dans les situations de séparation, de crise, de divorce. Je me suis très longtemps posé la question de sa gestion. Car la colère exprime un besoin non reconnu et en cela elle est très instructive sur soi.
En revanche, sans être maîtrisée, elle peut conduire à des comportements explosifs et néfastes, pour soi et ceux qui nous entourent.
J’ai cherché à comprendre que faire de cette colère car elle est pesante et je ne savais pas comment s’en débarrasser alors qu’elle est épuisante.
J’ai commencé l’exercice en lisant le livre de poche suivant :
Il a été écrit par Marc Pistorio, psychologue, spécialiste en résolution de conflits. C’est l’un des rares bouquins intéressants que j’ai pu trouver au sujet de la colère.
Son titre « de la colère qui détruit à la colère qui construit » a motivé mon achat.
Je pense que nous sommes dans une civilisation où les émotions sont trop peu souvent exprimées et mal comprises d’où l’intérêt de se documenter sur le sujet. Nous avons tendance à refouler la colère.
Parce que tout ce qui est inconnu ou potentiellement incontrôlable fait peur.
Sur ce billet, je te fais part de ce que je ressens comme juste de faire pour aller vers un meilleur bien-être et ne pas se laisser envahir par une colère grandissante qui nous ravage à petit feu.
Avant de savoir comment gérer cette émotion qui peut être destructrice, il est important de comprendre et d’accepter qu’elle est normale. Car ce serait vraiment une violente forme de rejet de soi que de culpabiliser d’éprouver cette colère. On a tous le droit d’éprouver de la colère. C’est une émotion et elle mérite d’être écoutée et comprise.
Et ce deuil comprend : le choc , le refus de la séparation et la colère avant d’en arriver à la tristesse, la résignation puis l’acceptation.
Autrement dit, être en colère, c’est dans le processus habituel du deuil. Pour la personne qui a été quittée, la colère est une forme de réaction à la séparation qui démontre qu’elle commence à réaliser sa nouvelle situation de parent célibataire sans pouvoir l’accepter.
Sa colère va se manifester en désir de vengeance, rancoeur envers l’autre, envie de blesser, de faire payer l’autre pour la douleur éprouvée. Elle se sent mal et veut que l’ex-conjoint partage cette blessure. La personne délaissée peut ressentir la séparation comme une décision injuste, non méritée voire complètement subie et égoïste car des enfants sont impactés par celle-ci.
Elle peut se percevoir comme une victime et devenir agressive ou au contraire réagir en négociant, faisant des promesses de changement pour retenir l’ancien partenaire.
De plus, cette colère peut être alimentée et amplifiée par un ex-partenaire qui déçoit par des comportements post-rupture inattendus, irrespectueux, de mauvaise foi. Ce sont les exemples de l’ex qui ne paie pas de pension alimentaire, ne s’occupe plus des enfants, revit comme un adolescent…
Du côté de la personne qui quitte, la colère est aussi là. De la même manière, elle a un deuil à faire. Et elle éprouve aussi de la colère qui peut avoir plusieurs sources comme la colère contre le comportement de l’autre, colère contre soi liée à tous les sentiments négatifs associés à la relation. La personne qui part peut se reprocher d’avoir perdu du temps à vivre une partie de sa vie avec le quitté.
Ces partenaires qui ressentent tous les deux de la colère peuvent se la renvoyer mutuellement et c’est le début d’un cercle vicieux infernal dont on ne ne voit pas la fin. Il est très important d’en sortir !
Je suis convaincue qu’on ne connaît vraiment son ex que quand on est plus ensemble et là les surprises peuvent être bonnes ou mauvaises. Et quand elles sont éloignées de ce qu’on attendait, c’est la grande désillusion, on se dit : « Mais comment j’ai pu me mettre en couple avec une personne pareille ? « . Et la colère s’exprime dans toute sa splendeur. Contre son ex c’est évident.
Mais si on apprend à s’écouter, et pour cela, il faut de la patience, une forte envie de mieux se connaître et de la bienveillance envers soi, on comprend qu’une partie de la colère est retournée contre soi. Et en approfondissant davantage cette colère, il est possible qu’elle soit renforcée par une histoire personnelle familiale qui recèle de raisons d’être en colère (abandon dans la famille, non-dits etc etc).
Si tu lis cet article avec intérêt, c’est vraiment bon signe car cela signifie que tu as conscience que tu as besoin de te débarrasser de ta colère. Et si tu en es là, c’est que tu es sur la bonne voie pour te libérer de celle-ci. Cela dit, vouloir se libérer de la colère ne suffit pas pour y arriver. Le mental n’est pas celui qui nous permet d’y arriver. Il peut nous y aider en nous faisant prendre conscience que :
Le mental nous permet de réaliser que la colère peut être ravageuse. Mais ce qui fait vraiment avancer sur le chemin de la paix intérieure, c’est de prendre du recul, de se demander ce qu’apporte cette colère. Elle peut soulager sur le moment mais ça ne dure pas, elle revient. A force d’introspection, de réflexion sur soi, on en vient à comprendre que cette émotion en soi, c’est comme une cellule cancéreuse qui petit à petit progresse. Et quand on s’aime (ou quand on commence à vraiment s’aimer), on sait qu’on mérite la santé. Alors on se soigne de bienveillance envers soi, on ressent au fond de nous que cette colère, ce n’est pas nous et qu’on ne mérite pas de la laisser s’installer durablement en nous. Et c’est à ce moment-là que son intensité diminue. Ca ne se fait pas obligatoirement d’un seul coup mais avec le temps, cette émotion négative va s’atténuer après s’être exprimée. Et la fatigue qui l’accompagne aussi baisse ce qui signifie que l’énergie de vie, l’énergie positive revient. Et quand on en prend conscience, on est sur le chemin de la guérison.
C’est réellement le coeur qui guide vers ce chemin, c’est l’amour de soi qui libère de la colère. Aimer quelqu’un c’est l’accepter avec ses qualités et ses défauts. Qu’il soit malade ou pas. Aimer quelqu’un c’est accepter qu’il est juste humain et donc imparfait. Donc s’aimer, c’est accepter ses propres choix (par exemple se marier et faire des enfants) qu’ils aient été heureux ou malheureux dans le passé. S’aimer c’est aussi se pardonner d’avoir fait des erreurs. Quand on ressent vraiment cela, la colère perd de sa force.
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