Les qualités et habitudes à développer pour mieux éduquer son enfant ou adolescent

Cet article fait suite à celui d’hier. 

En effet, comme vous pouvez vous en rendre compte en le lisant, être parent demande beaucoup.

C’est un sacré défi à laquelle peu d’entre nous ont été préparés. Heureusement, même si nous n’avons jamais appris à être un bon parent, nous pouvons apprendre à donner le meilleur de nous-même.

Pour cela, il va falloir :

Faire preuve de capacité d’adaptation pour être un bon parent

J’ai beau avoir lu pléthores de livres sur la parentalité réussie et épanouie, je me rends compte qu’entre la théorie et la pratique, le chemin n’est pas simple et facile.

Chaque enfant est différent. Chaque enfant a sa propre personnalité, ses propres réactions et sa propre sensibilité.

Ceux qui ont plusieurs enfants s’en rendent compte. A éducation identique, les résultats ne sont pas strictement identiques. L’un sera plus coopératif par moments et l’autre plus réfractaire. Et tout dépend de la situation. Bien sûr, l’explication pourrait venir de la différence d’âge mais pas que. 

Pour cette raison, éduquer en respectant certains codes de conduite basés sur le respect et l’écoute, tout en tenant compte de la maturité et de la capacité de l’enfant ne suffit pas.

Certains moments ou évènements cruciaux de la vie demandent aux parents de savoir s’adapter. Par exemple, si pendant votre divorce, votre enfant est en proie à beaucoup d’émotions fortes et connaît une baisse de résultats scolaires, ce n’est peut-être pas le moment de le mettre la pression en le poussant à redresser rapidement la barre.

Le besoin prioritaire de votre enfant est peut-être votre plus grande présence, votre disponibilité car il a peur de l’inconnu et de l’abandon.  

L’éducation doit donc s’adapter au présent, à ce que vit la famille (ou l’un de ses membres) : un déménagement, une maladie, du harcèlement scolaire, le deuil d’un grand parent…

S’adapter, c’est aussi avoir testé pendant quelques semaines, une méthode d’éducation ou de communication, et se rendre compte qu’elle ne fonctionne pas votre famille. Il va donc falloir modifier son application ou en tester une nouvelle.

S’adapter sera d’autant plus facile que vous aurez la prochaine qualité.

Ecouter son intuition pour mieux éduquer son enfant

Dès la naissance de l’enfant et même pendant la grossesse, la mère est suivie très régulièrement par le personnel médical qui lui distille de très nombreux conseils pour accoucher dans les meilleures conditions possibles. Pendant 9 mois, la future mère subit la valse des rendez-vous de contrôle, des prises de sang, des bilans de santé. Elle est noyée d’interdictions et de recommandations pour mener à terme sa grossesse avec un bébé en pleine santé. Et bien sûr, elle est alarmée très vite si ces constantes ne sont pas dans les normes. 

C’est une bonne chose d’être bien suivie. Mais personnellement, j’avais l’impression que tout le monde avait son mot à dire sur mon état de santé à tel point que je n’avais même plus l’espace pour écouter mon propre corps et ses sensations.

Et pourtant, comme nous l’avons vu hier, c’est important d’avoir confiance en soi et de s’écouter. Nous avons une petite voix intérieure qui nous guide pour répondre à nos questions les plus importantes et les plus intimes. Elle est aussi présente pour faire passer un message important. Elle ne demande qu’à être écoutée et développée.

Les mères, qui ne le font pas, devraient davantage écouter leur intuition. Et les pères aussi. Car après tout, qui connaît mieux son enfant que son propre parent ?

Ecouter son intuition aide à faire de meilleurs choix et vous apporte des informations utiles concernant votre famille. Vous pouvez deviner des choses rapidement et agir en conséquence avec l’avantage de gagner du temps. C’est un bel atout au quotidien d’avoir une intuition fiable .

Par exemple, vous pouvez avoir l’intuition que malgré ses airs de bons élèves, le nouveau copain de votre fille se comportera très mal avec elle. J’écris cela en pensant aux jeunes filles et aux jeunes femmes battues par leur petit ami en apparence irréprochable.

Honteuses ou menacées de représailles par le petit ami, ces femmes n’oseront pas forcément en parler à leur famille. 

La maitrise de soi, un atout pour être le meilleur parent possible

La maitrise de soi, c’est je crois la qualité, qui m’est le plus difficile à démontrer. Heureusement, les années d’expérience m’ont appris à garder mon sang-froid.

Plus jeune, je réagissais au quart de tour quand je ressentais une émotion intense comme la colère.

D’ailleurs, c’est connu, les émotions fortes, nous font perdre le contrôle de nous mêmes. Souvent elles nous submergent et nous font dire ou font faire des choses que nous regrettons ou qui nous portent préjudice.

Et reconnaissons-le, c’est dur de garder son calme, face à un enfant qui se comporte mal, qui crie, qui pleure, qui semble ignorer notre présence, qui répète une bêtise, qui s’est mis en danger, qui nous ment.

Surtout après une journée bien remplie, bien chargée de travail et de contrariétés. Fatigue et impatience sont le cocktail explosif qui va nous faire perdre notre calme (pour rester polie) devant notre enfant.

Et bien évidemment en pétant un câble devant sa progéniture, la qualité de la relation avec l’enfant s’en ressent très négativement !

En tant qu’adulte, savoir reconnaître le moment où vous sentez que vous êtes hors d’état de discuter calmement et que votre émotion va s’amplifier, vous permet de bien réagir en protégeant votre relation.

Par exemple, si vous sentez que vous ne supportez plus de voir vos jumeaux faire du bruit et vous ignorer (cas réel vécu par une maman célibataire de 2 jumeaux), vous partez vous isoler dans votre chambre et taper des poings dans les oreillers ou vous allez hurler un bon coup (plus facile quand on vit à la campagne comme cette maman, c’est sûr !).

Un parent, qui se laisse emporter par ses émotions devant ses enfants, risque de déclencher une avalanche de tensions en cascade avec son enfant.

Ces moments font généralement du mal aux deux parties. Ils ne sont jamais constructifs mais pourrissent l’ambiance à la maison et pire encore, ils épuisent émotionnellement.

Un parent, qui sait gérer ses propres émotions, c’est-à-dire qui sait les exprimer et les libérer sans causer du tort à autrui, crée un climat plus favorable au bien-être de la famille.

D’autre part, il constitue un beau modèle de référence d’intelligence émotionnelle pour l’enfant.

Une meilleure connaissance de l’enfant pour une parentalité épanouie et épanouissante

Contrairement à la génération de nos parents, la génération de parents actuelle respecte davantage l’ enfant et a tendance à le considérer comme une personne à part entière avec ses propres goûts et sa propre personnalité.

C’est sans nul doute un progrès de mieux respecter ces jeunes êtres en devenir.

En revanche, même s’ils sont uniques et ont des droits, il ne faut pas oublier, que ce ne sont pas des adultes, qu’ils ne sont pas aux mêmes stades de développement et qu’ils n’ont pas la même maturité.

En acquérant une meilleure connaissance du fonctionnement et des capacités de l’enfant, en fonction de son âge, vous pourrez l’éduquer de manière plus appropriée.

Je ne sais pas pour vous mais quand j’étais enfant et en proie à une émotion forte comme la colère ou la tristesse, j’ai été systématiquement censurée par mes parents pour qui les émotions doivent absolument être réprimées. Parce qu’elles sont gênantes tout simplement. Elles perturbent le calme de la maison !

Or en apprenant sur le fonctionnement d’un enfant, si vous ne le savez pas déjà, vous saurez qu’un enfant ne sait pas contrôler ses émotions (ce qui est le cas de nombreux adultes aussi !).

Il n’a pas la capacité à se maitriser, l’émotion le contrôle et il ne peut rien y faire.

Au mieux, il retiendra ses pleurs, refoulera ses émotions, les niera parce qu’elles ne le rendent pas aimable par ses parents mais cela se fera au détriment de son développement émotionnel. Il risque fort de devenir un adulte incapable d’exprimer des émotions.

En sachant cela, vous saurez adapter votre attitude devant son trop-plein d’émotions en évitant de le brimer.

Vous saurez donc détecter les meilleurs moments où il sera disponible pour échanger avec vous.

Prendre en compte l’âge de l’enfant dans son éducation est primordial pour ne pas lui porter préjudice.

Vous ne pouvez pas attendre de lui des comportements ou des réponses que son manque de maturité ou le niveau de sa motricité ne permet de réaliser.

A partir de 8 ans, un enfant est assez autonome pour se laver seul. C’est d’autant plus vrai que certains (comme les miens) deviennent plus pudiques. Avant 8 ans, il vaut mieux les surveiller.

D’après les chercheurs, avant 3 ans, les enfants ne savent ni gérer leur frustration, ni leur impulsion. Autrement dit, s’ils éprouvent une tentation, par exemple une sucrerie qui leur est accessible, malgré l’interdit du parent, ils manquent de maitrise d’eux-même et vont le manger.

A 4 ans, cette capacité de respecter une interdiction aussi appelée contrôle inhibiteur s’améliore chez l’enfant.

Un parent, qui ne le sait pas, risque de s’épuiser (et s’énerver) à interdire quelque chose a un enfant de moins de 4 ans.

Pour les plus âgés, pour les adolescents, avoir connaissance des impacts liés à leurs changements hormonaux permet de mieux les comprendre et d’avoir de l’empathie. 

Des encouragements et des récompenses pour développer l’estime de soi et l’autonomie de l’enfant

L’adulte a tendance à focaliser sur ce qui ne va pas au détriment de ce qui fonctionne. Concrètement, si dans votre journée, tout s’est très bien déroulé, vous avez vécu 4 évènements positifs dont les compliments de votre chef pour votre super travail sauf qu’en rentrant chez vous, votre partenaire vous critique car vous avez oublié quelque chose, votre cerveau va rester bloqué sur ce reproche. Et tous les effets heureux de la journée passent en arrière plan. C’est ce qu’on appelle le biais négatif.

Concrètement, par rapport à votre enfant, vous risquez d’insister sur des mauvais résultats dans une matière, sur ce qu’il n’a pas réussi dans la journée, sur ce qu’il aura pu mieux faire. Bref vous allez appuyer sur ses manques, ses points faibles, ses échecs. 

Même si l’intention est de le pousser à mieux faire, cela ne lui rend pas forcément service.

Un enfant a besoin d’encouragements pour se sentir plus valorisé, pour être plus motivé et pour gagner en autonomie.

Il est important de reconnaître le temps, l’énergie et la volonté qu’il met dans ses actions.

Prenez donc le temps d’observer ses efforts et ses expérimentations pour lui partager vos encouragements les plus sincères et les plus personnalisés.

Vos encouragements et votre foi en votre enfant l’aident à progresser, à apprendre et à être persévérants.

Progressivement leurs capacités augmentent ainsi que leur confiance en soi.

Au sujet des récompenses, je sais que beaucoup d’experts en parentalité, affirment que celles-ci sont contre-productives. 

En effet, l’enfant serait manipulé.  Il ne serait pas encouragé à écouter ses propres motivations. Les récompenses le rendraient dépendant en ce sens qu’il sera toujours en attente d’une carotte pour agir. Bref, longue est la liste des impacts négatifs des récompenses sur les enfants.

Sur cette question : « Faut-il récompenser les enfants ? », j’aurais tendance à vous conseiller d’y répondre par vous-même et d’expérimenter ce qui se passe par la suite.

Par exemple, vous décidez de le récompenser pendant un temps limité et vous voyez quels sont les effets sur votre enfant. En fonction de ce qui se passe, vous verrez par vous-même, ce qu’il est plus adapté de faire.

Comme je l’ai dis plus haut, en tant que parent, vous connaissez mieux votre enfant que personne. Et votre intuition est aussi votre amie pour faire le choix qui vous paraît le plus raisonnable.

Pensez aussi à votre propre expérience d’enfant. Avez-vous été récompensée ? Et qu’est-ce que cela vous a apporté de positif ? Et de négatif ?

Personnellement, je ne suis pas pour récompenser systématiquement mes enfants car je ne veux pas en faire des êtres trop matérialistes. Et aussi parce qu’effectivement, atteindre un résultat constitue déjà une récompense.

Quand l’équipe de basket de ma fille gagne un match, elles sont très heureuses d’avoir remporté la bataille. Une récompense sous forme de cadeau ou d’argent ne me paraît pas utile.

En revanche, j’estime que recevoir des récompenses pour un gros travail exceptionnel, pour quelque chose d’extrêmement bien réussi, pour une peur intense dépassée, pour des efforts longs et répétés est tout à fait mérité.

Je considère la récompense comme une forme de reconnaissance des efforts, du travail, de l’énergie dépensée.

Et pour moi, une récompense est quelque chose qui fait plaisir à l’enfant, ce n’est pas forcément quelque chose de couteux.  

Quand je repense à ma propre enfance et à ma propre adolescence, j’ai reçu peu de récompenses. Mais je me souviens bien de celles que j’ai reçues, elles m’ont apporté beaucoup de satisfaction et de plaisir.

Et même adulte, quand on travaille bien et que la réussite est derrière, je soutiens que la récompense est bienvenue. C’est en tout cas ce que je m’applique à moi-même. C’est une forme d’amour que l’on se donne.

Si vous connaissez les 5 langages de l’amour de Gary Chapman, vous savez que les cadeaux en constituent une forme d’expression.

Bien et souvent communiquer avec son enfant pour avoir une relation de qualité

Eduquer, c’est un terme simple qui implique beaucoup derrière : 

  • Favoriser les apprentissages de l’enfant, son développement, lui apprendre des connaissances, des compétences, l’informer sur des sujets divers et variés
  • L’aider à devenir un adulte autonome, équilibré, épanoui
  • L’aider à devenir un être sociable et intégré dans la société
  • Lui transmettre notre philosophie de vie, notre vision de l’existence, partager notre vécu, nos expériences (par exemple : raconter nos voyages, nos réussites, nos échecs), nos valeurs
  • Partager nos centres d’intérêts, nos passions, faire découvrir nos talents, parler de ses origines (la généalogie, l’histoire familiale), parler de sa culture dans une optique de transmission (libre bien sûr à l’enfant d’en faire ce qu’il veut)

D’une manière générale, il s’agit de parler de tout ce qui paraît essentiel au bon développement de l’enfant.

Et sans surprise, tout cela passe par des échanges verbaux réguliers et donc du temps dédié à l’enfant.

L’enfant a tout à apprendre de la vie. Il dispose de plusieurs sources d’informations et de documentation. Mais rien ne remplace la parole expérimentée et généreuse d’un parent disponible et soucieux d’informer, de transmettre, d’expliquer et de protéger un enfant par la prévention des dangers et des risques dans sa jeune vie. 

En tant que parent, vous aurez aussi à faire face à d’inévitables conflits ou difficultés avec votre enfant. Ces évènements vont demander des temps d’écoute, de négociation et de résolution.

Et je ne compte pas les moments d’échanges où parents et enfants se racontent leurs journées et parlent de tout et de rien.

Vous l’aurez compris, être un bon parent, c’est devenir conscient de la mission éducative « challengeante » qui l’attend et se préparer à l’accomplir en donnant le meilleur de soi-même.

Bref avoir un enfant, c’est une énorme responsabilité et c’est aussi, heureusement, beaucoup beaucoup d’amour !

N’hésitez pas à me dire dans les commentaires, quels sont selon vous les qualités et les habitudes à développer pour réussir son éducation ?

  

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lanouvellemamansolo

Le site de référence pour les parents en recherche d'épanouissement personnel après une séparation ou un divorce... Pour en savoir un peu plus sur moi, RV sur ma page "A propos" ;)

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