6 clefs pour améliorer sa relation parent-enfant lorsque l’on est divorcé ou séparé

Lorsque mon ex femme a demandé le divorce, nous nous sommes mis d’accord pour mettre une place une garde alternée.
Elle a duré deux ans et demi et lorsque j’ai quitté le domicile familial pour mon nouvel appartement,  j’ai vécu bien des situations parfois compliquées  qui me permettent aujourd’hui de partager ces éléments fondamentaux si vous aussi vous apprêtez à vivre en parent solo.

 

Etant un homme, je m’adresse plus naturellement aux hommes mais tous ces conseils valent aussi pour les femmes bien entendu !

 

C’est d’ailleurs pour cela que Miali Alexandra la créatrice de ce site de parent solo et moi-même vous partageons ensemble ces 6 clés essentielles.  Dans cet article, je me base sur ma propre expérience de papa divorcé pour partager mes conseils que ma co-rédactrice valide aussi.

 

Je n’ai pas de parti pris et parmi les hommes et les femmes que j’accompagne à travers le blog papadivorce.com (oui j’ai beaucoup de lectrices !), je sais qu’il n’y a pas de règles ou de case établies où l’on placerait les femmes d’un côté et les hommes de l’autres.

 

 

VOICI LES 6 CLEFS D’UNE SEPARATION OU D’UN DIVORCE BIEN GERES
CLEF 1EVITER CES 4 ERREURS TYPIQUES DU PARENT SEPARE 

 

ERREUR TYPIQUE 1
En cas de garde partagée, vous allez être confronté à une tentation monstre, surtout si vous emménagez dans un nouveau « chez-vous ».
Cette tentation est de remettre en cause les règles de vie que vous aviez lorsque vous étiez en couple. C’est, paraît il, souvent les hommes qui sont dans ce cas de figure.
Quand vous hébergez vos enfants, passer en mode dit de « La fête du slip » (plus de règles) ne va vous attirer que des ennuis.
Alors c’est vrai que vos enfants seront heureux de se coucher tard, regarder la télé tout le temps, jouer à la console plus qu’ils ne sont permis chez l’autre parent ou encore manger des pizzas un soir sur deux
mais il y aura le revers de la médaille.

 

Cet effet ne dure qu’un temps, et lorsque vous déciderez de sonner la fin de la récréation, il sera bien difficile de rétablir des règles, vous risquez même de casser vos relations.
Votre incohérence aura des effets négatifs sur la vie avec vos enfants. Ne tombez pas dans ce piège ou alors assumez le à 100% et sur toute la durée où vous aurez vos enfants chez vous (15 ans en mode fête du slip c’est compliqué, surtout à l’adolescence !).

 

ERREUR TYPIQUE 2
Plus généralement, sans parler de mode de garde, un autre piège vers lequel le parent solo est facilement attiré est de « mal parler » de l’autre parent. Dénigrer l’autre est très facile et vous avez sans doute toutes les raisons du monde de le faire. Surtout en cas d’adultère, de faute grave et si vous êtes blessé au plus profond de votre être.
Dénigrer l’autre vous donne un sentiment de puissance car vous vous sentez meilleur, cela flatte votre égo. Le faire devant ses enfants, c’est carrément suicidaire. Non seulement votre enfant le répètera en le déformant et vous aurez de nouveaux conflits à gérer avec l’autre parent qui vous le fera payer tout en servant des enfants mais pas que. Vous contribuez, en agissant de la sorte, à détruire l’image que votre enfant a de l’autre parent. Que cela vous plaise ou pas (nous rédacteurs de cet article, ça ne nous plaît pas du tout), l’autre parent restera à vie le papa ou la maman de votre enfant et c’est un repère pour l’avenir, un ancrage auquel il va s’identifier. Si vous cassez cette image ou tentez de la supprimer, vos enfants risquent de ne pas avoir tous les outils en main pour se construire.

 

ERREUR TYPIQUE 3
C’est un peu dans la même veine que la précédente erreur et il faut savoir que cela touche beaucoup de couples divorcés. Lorsque vous vous séparez, vous devenez compétiteurs. Vous ne jouez plus dans la même équipe car vous ne voulez plus de l’autre ou l’autre ne veut plus de vous dans sa vie. C’est un raccourci pris à tous les coups. Mais ce n’est pas totalement vrai.
Certes, vous ne formez plus une équipe car votre vie en commun est terminée cependant, vous avez la lourde tâche de continuer à former une équipe, avec ces atouts et ces inconvénients, pour amener le plus loin possible et former vos enfants à être des adultes accomplis.
J’ai vécu cette compétition après ma séparation physique avec mon ex-femme. Cela ne s’est pas produit dans le mode d’éducation mais dans tout ce qui touchait aux sorties, achats…
Cela a duré plus de 6 mois et à chaque sortie, mon ex-femme surenchérissait. A chaque achat, il y avait le contre-achat et cela sans cesse semaine après semaine. Alors cela peut paraître ridicule mais cette compétition n’est pas un bon exemple pour les enfants. Ils seront contents de sortir plus, d’avoir plus mais cette situation va s’arrêter à un moment quoiqu’il arrive. Et c’est justement à ce moment là que vous allez vous discréditer auprès de vos enfants.

 

Ne faites que ce que vous êtes en capacité de faire et faites un deuil de tout ce que l’autre peut apporter à votre enfant et que vous ne pouvez pas faire. L’essentiel est que les enfants bénéficient d’un équilibre constant, ou le plus constant possible et que tout ce que vous entreprenez pour eux ne soit motivé que pour leur bonheur et non par la guerre des égos.

 

ERREUR TYPIQUE 4
La plus grosse erreur que vous puissiez faire en tant que parent divorcé, c’est vous servir de vos enfants pour partager vos états d’âme. Vous n’allez pas bien ? Parlez en à vos amis, à votre famille ou à un psy. Ces personnes sont des adultes et peuvent prendre du recul sur ce que vous racontez.

 

Lorsque ma femme et moi avons divorcé, elle n’a pas respecté cette règle..

 

Elle a pris le parti de faire de notre fils de 6 ans le confident de sa vie et dès qu’elle n’allait pas bien, pleurait devant lui et partageant son malheur de l’époque (je précise qu’elle a demandé le divorce et que cette prise de position de victime reste assez incompréhensible pour moi, mais c’est un autre sujet). Le soir, elle racontait, en couchant mon fils, puis ma fille, des déboires. Le résultat s’est traduit en crises nerveuses chez mon fils qui ne supportait plus l’ambivalence, n’ayant aucune arme pour se protéger et tirer le vrai du faux.

 

La partie positive pour ma femme est, qu’au yeux de mes enfants, elle est la seule à souffrir. Mais ce genre de lien affectif ne tient pas dans le temps. Les enfants grandissent et comprennent petit à petit par eux mêmes ce qui se passe et tireront le vrai du faux en leur temps.
Soyez aligné entre ce que vous faites et ce que vous dites.

 

 

CLEF 2- IMPLIQUER LES ENFANTS DANS VOTRE VIE DE PARENT SEPARE
La vie de parent séparé ou divorcé est un nouveau départ. Parfois c’est une bouffée d’oxygène quand la situation est voulue mais lorsqu’elle est subie, c’est un peu différent. Il ne faut pas oublier que vous n’êtes pas seul à changer de vie. Votre enfant aussi et le meilleur moyen d’adoucir la transformation, c’est tout simplement de l’impliquer.

 

Quand vous êtes avec votre enfant, vous formez une équipe qui doit trouver ses automatismes et suivre les même règles pour aller de succès en succès.
Si vous déménagez, n’hésitez pas à laisser votre enfant un droit de regard sur ce que vous faites. J’ai personnellement fait valider un certain nombre de choix déco (sans leur laisser faire de mon appart une caverne multicolore). Je leur ai fait participer intégralement à la décoration de leur chambre. On a tout fait ensemble. Résultat ? Ils se sont sentis très rapidement chez eux.
La décoration, c’est bien mais c’est aussi moins important que la vie en commun. Lorsque vous vous retrouvez ensemble, vous devez faire en sorte que le peu de temps que vous partagez soit le plus agréable possible pour tous. Et cela passe par l’établissement de règles de vie. C’est assez trivial et dans certain cas inutile. Mais lorsque vous vous séparez, vous creusez l’écart entre les parents et deux éducations bien distinctes peuvent être données aux enfants.

 

Sans règles, vous allez « subir » celle de l’autre parent, qui sera peut être moins exigeant avec les enfants (tenue à table, politesse, manière, vocabulaire…). Je vous encourage donc à dresser une sorte de code de vie que vous pouvez créer avec vos enfants. Vous l’aurez compris, je suis pour le participatif avec les enfants. Quand ils font, les enfants comprennent mieux et si vous validez ensemble, cela les engage et c’est tout gagné !
Pour aller plus loin dans les règles de vie qui vous faciliteront le quotidien, l’établissement de routine a été pour moi un réel avantage. J’entends par routine, une série d’actions que vos enfants (et vous aussi) allez faire tous les jours et qui ne changera jamais. Je vous donne un exemple. Une fois rentré à la maison après l’école, on range le manteau et les chaussures, on va se laver les mains, on goûte, on se lave les mains, on fait les devoir et après on joue etc…

 

Après avoir joué, on passe à table, on commence à manger quand tout le monde est là. On débarrasse son assiette, on va se laver les mains et les dents. On prend un livre et on bouquine dans son lit en attendant de dormir.

 

CLEF 3 – GARDER UN CONTACT REGULIER AVEC VOTRE ENFANT
Quand vous n’avez pas vos enfants (garde classique ou partagée), vous vous devez de rester au contact. Vous ne pouvez pas devenir en fantôme pendant la période où vous n’hébergez pas votre enfant. Sachez le, votre enfant a besoin de vous, d’avoir un contact régulier pour savoir que vous êtes là quoiqu’il arrive. Mais vous aussi vous avez besoin de ce contact pour continuer à ancrer votre relation.

 

En ne faisant pas l’effort de garder le contact régulièrement, le lien va inévitablement se diluer. C’est à vous de faire l’effort. Vous avez tous les moyens de communication modernes à votre disposition. J’ai personnellement instauré un appel vidéo tous les deux jours que continue de faire depuis maintenant 5 ans. Cela n’a pas besoin d’être long, c’est parfois 5 minutes avec chaque enfant pour savoir si ils ont passé une bonne journée et leur dire que je les aime. Mais c’est parfois une heure à se raconter nos journées et à jouer ensemble à distance.

 

Pour être franc, cela n’a pas été facile au départ car j’étais triste lorsque je les voyais sur mon smartphone, cela me rappelait que je n’avais pas mes enfants avec moi. Et cela a aussi été difficile de se mettre d’accord avec mon ex-femme qui ne souhaitait pas que je passe plus d’un appel par semaine. Mais après avoir exprimé mon besoin et persévéré, cette routine personnelle est bien ancrée et mes enfants savent que je pense à eux et que je suis là quoiqu’il arrive.
CLEF 4 – CREER UN ESPACE DE CONFIANCE
Pour moi, créer un espace de confiance entre vous et votre enfant est un sujet crucial. Cela touche deux aspects : être le confident et le conseiller de votre enfant, ce qui implique d’être à l’écoute, attentif et connaître votre enfant.

 

Pour devenir le confident de votre enfant lorsque vous êtes parent divorcé, cela requiert de créer des moments bien à part où vous allez partager des conversations plus profondes. Vous devez vous livrer et dire ce que vous ressentez le plus possible, non pas comme relaté plus haut dans les erreurs à ne pas commettre, mais lorsque vous parlez de tout et de rien, soyez précis sur vos émotions. Votre enfant va prendre exemple sur vous et va aussi se livrer plus souvent. Il le fera quand cela ne va pas chez l’autre parent ou à l’école. Vous pourrez aussi détecter plus facilement quand il y a quelque chose qui ne va pas et faire éclore les sujets sans devoir trop tirer les vers du nez.

 

Une fois les confidences établies, vous allez devoir prendre des décision sur ce que vous en faites. Je vous conseille de faire des propositions à votre enfant, surtout si cela touche l’autre parent. N’agissez que si vous validez ensemble la marche à suivre. Si votre enfant se confie à vous et que vous prenez des décisions qu’il n’approuve pas, il ne se confiera plus à vous par la suite.
Plus généralement, en tant que parent, vous devez dire ce que vous allez faire et vous devez le faire. Ne faites pas de promesse que vous ne pouvez pas tenir. Souvent, notre langue est très rapide pour parler alors que nous n’avons pas réfléchit aux conséquences de nos engagements. Lorsque vous ne tenez pas vos promesses, excusez-vous et partagez sur vos difficultés. Trop de promesses non tenues vont dégrader la confiance que votre enfant a placée en vous. La confiance, c’est comme un capital déposé en banque, à chaque erreur, vous procédez à un retrait. Et les efforts pour renflouer ce capital sont toujours plus difficiles à fournir que pour en retirer. Une fois épuisé, la relation est en grande difficulté…

 

CLEF 5 – ETRE CONSTANT ET VRAI
Etre constant et vrai est une clé d’une importance capitale car elle prend en compte le long terme. J’ai pris le parti de toujours dire la vérité à mes enfants et de toujours la rétablir pas quand celle-ci ne me convient pas mais en toutes circonstances.

 

Bien des parents arrangent à leur sauce des évènements, des réactions qu’ils ont eu et qui pourraient leur porter préjudice. Sachez que si vous faites cela, un jour, la roue va tourner et vous vous prendrez de plein fouet le contre-coup, même si cela prend des années.

 

Soyez constant dans les histoires que vous racontez. Ne variez pas. J’ai dû batailler des années pour faire comprendre que je n’étais pas riche, que ma nouvelle femme n’avait pas « volé » papa à maman et que maman ne voulait plus de papa. C’était la vérité et si je n’avais pas été ferme, constant sur la vérité, j’aurai eu de gros ennuis avec mes enfants.

 

Heureusement, avec mon choix de constance et vérité, mes enfants ont commencé à comprendre plus de choses en avançant dans l’âge et recollent tout doucement les morceaux. Les bénéfices de ma prise de position est qu’ils ne tomberont jamais de l’arbre en apprenant telle ou telle chose cachée ou sur lesquelles je n’étais pas clair ou droit. Cela inclut les moments difficiles, d’avouer certaines faiblesse parfois.

 

CLEF 6 – GARDER UNE BONNE RELATION AVEC L’AUTRE PARENT
Je termine cet article pour vous encourager à garder de bonnes relations et un bon niveau de communication avec l’autre parent. Et cela même en cas de cassure, de conflit…  il est de votre responsabilité de faire les efforts, de ne pas attendre la réciproque et d’avancer seul sur ce chemin s’il le faut.
J’ai eu deux années de conflits constants avec mon ex-femme. Je ne montais plus pour accompagner mes enfants jusqu’au pas de la porte de mon ex-femme. Nos conversations téléphoniques se terminaient par des raccrochages au nez et parfois des insultes.
Chaque pique ou insinuation m’insupportait et quand les enfants y étaient mêlé, je voyais rouge…
Il m’a fallu deux années pour comprendre que JE devais changer. Non pas que je devais le faire mais j’avais OBLIGATION de le faire. Pour mes enfants, qui ne vivaient pas bien notre petite guerre, pour mon bien être car j’étais stressé, je m’en prenais à mes proches et cela me pourrissait des semaines et des semaines pour un seul conflit.
Alors j’ai changé d’approche de communication. Cela s’apprend et j’en parle longuement sur mon blog. Des stratégies existent et des techniques s’apprennent pour apaiser les conflits.
Aujourd’hui, je n’ai plus la boule au ventre et je rentre chez mon ex. Lorsque nous devons parler de sujets importants, même si nous ne sommes pas d’accord, nous ne nous disputons plus. Mes enfants sont ravis du changement.

 

Je choisi mes batailles et je suis heureux d’avoir pris les choses en main, d’avoir provoqué ce changement, même si il ne sera jamais reconnu.

 

Je conclus en vous invitant, si vous êtes parent divorcé, homme ou femme, à venir rejoindre la communauté papa divorcé en visitant le blog ici.
 Vous y découvrirez toute mon expérience que je partage sur ma vie de papa divorcé et qui vous permettra d’avancer pas à pas sans vous sentir seul. Ensemble on va plus loin.
Greg votre rédacteur de cet article en collaboration avec Miali Alexandra
About the author

lanouvellemamansolo

La plume sérieuse, sensible ou moqueuse d'Alexandra, working maman solo de 2 enfants sur l'amour, le célibat, la parentalité, le développement personnel... Pour en savoir un peu plus sur moi, RV sur ma page "A propos" ;)

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