Introduction simple et pratique à la parentalité bienveillante

intro à la parentalité bienveillanteDepuis plusieurs années on voit fleurir un peu partout des livres, des blogs, des articles et même des groupes facebook parlant de parentalité/éducation positive, de communication bienveillante ou non violente.
Vous en avez surement entendu parler (ou pas !) mais vous ne savez-pas vraiment à quoi cela correspond ? Alors suivez la guide, c’est par ici !
La liberté dans un cadre
La parentalité positive, comme j’aime à l’appeler « la liberté dans un cadre » est un concept qui passe par une communication dite bienveillante.
La communication bienveillante, quésako ? Pour moi, ce serait une façon d’échanger avec son enfant, de façon respectueuse et en étant à l’écoute des besoins mutuels.
Il s’agit d’une relation horizontale où le parent n’est pas dans une position dite « dominante ».

Le parent n’attend ni l’obéissance ni la soumission mais va devoir susciter la coopération. Il n’y a donc pas de perdant ou de gagnant.
Communiquer de façon bienveillante n’est absolument pas naturel pour la plupart d’entre nous.
Nous savons parler car nous l’avons appris, mais peu d’entre nous savent communiquer. Fort heureusement, la communication bienveillante, c’est comme tout,  ça s’apprend !
Imaginez que vous avez décidé d’apprendre le russe (oui bon j’ai dit on i-ma- gine !), par quoi allez- vous commencer ? Que ce soit un apprentissage solo ou avec un professeur, il va vous falloir les bases : du vocabulaire, de la grammaire et surtout de la PRATIQUE ! Alors au début vous allez parler cette langue avec un fort accent, en cherchant vos mots, en vous aidant d’un dictionnaire éventuellement, puis, au fur et à mesure de votre pratique vous serez de plus en plus à l’aise, vous n’aurez plus besoin du dictionnaire et votre accent sera meilleur.
Avec la communication bienveillante c’est pareil ! Il vous faut les bases (la théorie, par ex le développement du cerveau chez l’enfant) et de la pratique. Au début vous allez avoir du mal car c’est nouveau puis plus vous aurez de l’entrainement plus ce sera fluide. Il n’y a pas de secret, s’entrainer c’est la clé.
Alors, convaincu.e.s ? Je vous en dis plus !

PRATIQUER LA COMMUNICATION BIENVEILLANTE AU QUOTIDIEN
La communication bienveillante s’appuie sur quelques notions importantes, qui la distinguent d’une communication classique. Voyons ensemble lesquelles.

1 ère notion : Accompagner les émotions
Il existe 4 émotions primaires : la joie, la colère, la tristesse et la peur.
Ces émotions ont un rôle bien précis et en tant que parent nous devons aider nos enfants à les apprivoiser.
J’aimerai citer Haïm Ginott, précurseur de la communication bienveillante, qui disait «  tous les sentiments (émotions) sont légitimes, tous les comportements ne sont pas acceptables ».
Nos enfants et nous-même, avons le droit de ressentir toutes les émotions, c’est normal et légitime de les ressentir. La façon dont on les exprime par contre doit être respectueuse de l’autre. Nous pouvons être en colère mais nous n’avons pas le droit de taper. C’est dans ces moments où l’enfant a besoin de nous pour lui expliquer que tel comportement est acceptable et que tel l’autre ne l’est pas.
L’enfant, petit, est submergé par ses émotions, il ne FAIT pas une colère, il EST en colère.
Un accompagnement des émotions de votre enfant permet de diminuer considérablement les moments de crises.
Comment accompagner un enfant submergé par une émotion ?
Voici quelques outils pour vous aider.
Dans un moment calme, vous pouvez:

  • lui proposer de les nommer et de les reconnaitre. Pour mon fils, j’ai utilisé ces cartes que j’ai plastifiées –>  https://bougribouillons.fr/cartes-des- emotions/
  •  utiliser une roue des émotions, la faire vous-même ou la commander
  • utiliser une plaquette des émotions du chat (aller dans google, dans images  et taper : comment chat va émotions )
  •  lire des livres autour des émotions, le best ici c’est « la couleur des émotions » de Anna Llenas

Cette liste est non exhaustive, vous pouvez trouver sur internet une multitude d’autres supports 😉

Dans les moments de tempête émotionnelle :
la priorité c’est de faire baisser la pression : l’enfant qui vit une tempête émotionnelle est à 90% dans l’émotion et à 10% dans la raison. L’erreur commune que l’on commet tou.t.e.s, c’est d’essayer de raisonner notre enfant, hors dans ces moments il en est incapable.

Ce n’est pas qu’il NE VEUT pas, c’est qu’il ne PEUT pas. Lui-même (selon l’âge) est spectateur de sa propre émotion, il ne sait pas ce qu’il lui arrive, il ne contrôle pas (son cerveau n’est pas encore mature). Essayer de s’adresser à cette partie peu disponible qu’est sa raison ne fera qu’accentuer la tempête.
Pour faire baisser cette pression, vous pouvez :

  •  mettre une distance physique (1 ou 2 m) en restant à portée de sa vue, «  je suis la si
    besoin »
  •  lui faire un câlin pour donner à son corps le signal de produire de l’ocytocine,
    hormone du bien être
  •  pratiquer l’écoute active (ou écoute empathique)

Ces outils sont à adapter selon l’âge, le tempérament, l’émotion et son intensité.

2 ème notion : Respect mutuel des besoins – recherche de solutions
Lorsque votre enfant à un comportement non adapté, il va s’agir de l’orienter vers un comportement adéquat de façon bienveillante.
Je m’explique, si chez vous la règle, c’est de rester assis sur le canapé et que votre enfant s’amuse à sauter dessus (oui ça sent le vécu ici ^^), cela vous pose un problème. Dans ce cas il va falloir trouver une solution pour que vous et votre enfant soyez contents de la solution.

Lui doit pouvoir continuer à sauter et vous devez pouvoir restez sereine quant au respect de cette règle.
Laissez-moi vous proposer quelques outils pour trouver une solution commune : le rappel de la règle de façon positive : « sur le canapé, on reste assis »

  • Si nécessaire le répéter plusieurs fois de façon calme et ferme en faisant assoir l’enfant
    pour lui montrer.
  •  Lui laisser le choix : « soit tu restes assis sur le canapé soit tu descends », cela le
    responsabilise, c’est lui qui décide de la suite à donner.
     Idem, on peut répéter plusieurs fois de façon calme mais ferme.
  •  Lui proposer une alternative : « ok je vois que tu as envie de sauter, je te propose de sauter là (à vous de voir si vous avez un trampoline ou un coussin ou un matelas…)

Selon l’âge on adapte les outils.

3 ème notion : Poser un cadre
Il existe 3 types d’autorité :  le laxisme, la permissivité et l’autoritarisme.
Le laxisme, est un non-cadre, l’enfant va être libre de faire ce qu’il veut sans se soucier des conséquences. Comme on l’imagine, cela va poser des soucis pour l’enfant, pour le parent et donc pour la relation parent-enfant qui risque de se dégrader très vite, et de devenir problématique à l’adolescence.
La permissivité est un cadre très souple, mou, où l’enfant est confronté à des repères/des règles qui changent régulièrement. Il peut, tout comme le laxisme, se retrouver perdu et insécurisé face à ce manque de cohérence. Là également, la relation en pâtit.
L’autoritarisme quant à lui est un cadre rigide qui enferme l’enfant. Comment vous sentiriez-vous si vous étiez enfermé dans une petite boite ? Qu’auriez-vous envie de faire ? Le manque d’autonomie par exemple peut être néfaste pour l’estime de soi. Une éducation autoritaire peut devenir dangereuse à la période de l’adolescence où l’enfant peut avoir des comportements dangereux.
Dans la vie, on oscille tou.t.e.s entre ses 3 types d’autorité. Le but du jeu va être de tendre vers le cadre bienveillant. Un cadre bienveillant donne une liberté de mouvement à la fois pour l’enfant et pour le parent, la relation sera agréable car chacun se sentira respecté dans ses besoins.

Contrôler un enfant est impossible, c’est le cadre que l’on doit contrôler.
Si votre enfant transgresse régulièrement ce cadre, à nous de nous poser la question si ce cadre correspond vraiment et si la réponse est non il est toujours temps de l’ajuster. Selon l’âge, le degré d’autonomie etc, le cadre va bouger.

LE BILAN
Le plus dur maintenant c’est la pratique. Cela nous demande, en tant que parents, pas mal de qualités ! Nous n’avons en effet pas reçu la même éducation, les même valeurs, le père de nos enfants non plus et il va falloir faire avec tout ce bagage.
Voici pour moi quelques qualités inhérentes à la pratique de la bienveillance. Vous en avez surement pleins, pour le reste il n’y a pas de secret, ça se travaille 😉 :

  • Capacité de remise en question, d’adaptation (et d’introspection) : lorsque l’on est
    confronté à un souci plutôt que de se braquer on va essayer de se poser les bonnes
    questions, « pourquoi j’ai agi comme ça ? » « est-ce vraiment nécessaire ? » « cette règle
    est-elle juste » « à quoi cela me renvoie ? » etc…

Votre enfant vous « oblige » sans cesse à vous questionner, rien n’est acquis dans la parentalité. Ce qui marche un jour ne marchera peut être plus le lendemain et c’est forcément plus facile pour les parents qui peuvent/veulent remettre en question leur système de croyances.

  • Capacité d’écoute, d’empathie : certains parents arrivent facilement à se mettre à la place de leur enfant, à se hisser à leur niveau et à comprendre leur point de vue
    (comprendre ne veut pas dire le partager ;)) et c’est donc plus facile de trouver une
    solution dans ces cas-là car on sait ce que ressent son enfant.

Nous voilà arrivés au terme de cette introduction à la parentalité positive, si vous avez aimé n’hésitez-pas à le partager 😉

Pour plus d’infos sur les services que je propose , rendez-vous sur mon site sur la parentalité bienveillante, c’est ici

Emmanuelle Léonard, coach en parentalité bienveillante toulousaine

About the author

lanouvellemamansolo

La plume sérieuse, sensible ou moqueuse d'Alexandra, working maman solo de 2 enfants sur l'amour, le célibat, la parentalité, le développement personnel... Pour en savoir un peu plus sur moi, RV sur ma page "A propos" ;)

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