Parent : les 7 erreurs à éviter quand on se sépare ou qu’on divorce (1/2)

Une séparation, c’est toujours douloureux et c’est un vrai cataclysme. C’est la fin d’une histoire, un deuil, une cassure. Et quand des enfants sont impliqués, la situation est encore plus compliquée.

Car c’est difficile d’avoir à se séparer, que ce soit choisi ou subi, d’une personne qui , en tant que parent de nos enfants, sera toujours plus ou moins présent dans notre vie.

Le fait d’avoir à se revoir en tant que parents n’est pas facile à gérer, ça demande de bien distinguer les notions de  couple d’amoureux et couple parental. Le couple d’amoureux n’est plus alors que le couple parental existe encore.

Faire le deuil de l’autre va devoir se faire dans cette situation à laquelle le ou la séparée n’a pas été préparée.

Les 12 erreurs que je liste se basent sur ma propre expérience mais aussi sur les retours d’expériences que me font partager les autres parents séparés que ce soit des amis, des collègues ou des lecteurs de ce site ainsi que sur mes lectures sur le sujet.

La séparation idéale n’existe pas car les émotions, les peurs prennent le dessus et influencent nos comportements parfois incontrôlés.

Une séparation, c’est fatiguant à la fois physiquement et émotionnellement. Ce n’est pas une partie de plaisir. Et pourtant ça doit se vivre pour avancer. Les erreurs décrites ci-dessous visent à limiter la fatigue, les impacts négatifs sur les enfants et évitent les actions inappropriées.

 

1- Dénigrer l’autre parent

C’est vrai que ça défoule de traiter l’autre parent de tous les noms surtout s’il est à l’origine de la rupture, s’il s’est mal comporté. Dire du mal de l’autre à ses proches, à ses amis, ça peut soulager.

Mais sur le long terme, ça n’apporte rien de positif. Rien de constructif. Au contraire, ça entretient une dynamique négative. L’autre a certainement des torts. Mais les 2 ont des torts et il ne sert à rien de les lister et les répéter à l’infini.

Car ça ne changera pas la situation. Dire du mal de l’autre, à la longue, c’est dépenser de l’énergie, pour rien. Et ceux qui vous écoutent vont se lasser de vos critiques. Au début, leur oreille sera attentive et compatissante mais cela ne durera pas indéfiniment. Et de toute façon, personne n’est parfait. Ni votre ex, ni vous même. Et le pire dans cette attitude est de dénigrer l’autre parent devant vos propres enfants. C’est un comportement toxique pour les enfants qui portent en eux une partie de votre ex. Et donc critiquer votre ex, c’est critiquer indirectement les enfants. Ca n’apporte rien de bon. Ca fait juste souffrir inutilement les enfants qui n’ont pas à prendre parti dans cette situation.

2- Se servir de l’enfant comme messager

Quand la séparation est conflictuelle, qu’elle est tendue ce qui est souvent le cas au début d’une rupture (et même longtemps après sic !) , les parents ne se parlent plus ou mal. La tentation est grande de demander à l’enfant de dire à son père ou à sa mère quelque chose qu’on ne dit pas directement au principal intéressé. Eviter de parler entre parents pour limiter les tensions, les risques de disputes, les mouvements de colère, la tristesse ou tout autre effet négatif est compréhensible mais l’enfant ne doit pas devenir une sorte de porte-parole, ce n’est pas son rôle. Les discussions d’adultes devraient rester entre adultes. Se servir d’un enfant ne résout pas les problèmes de communication de l’ancien couple mais les évite. Mais ça n’en vaut pas la peine car ici c’est l’enfant qui trinque, ce n’est pas à lui de faire passer les messages. Surtout quand certains sont emplis de tension, de rancune, de non-dits. D’ailleurs avec de l’empathie, ça se voit que l’enfant vit mal cette mission.

3- Se servir de l’enfant pour blesser l’autre parent

Parfois l’un des parents (ou les 2) a envie de blesser l’autre, de l’atteindre. Et il sait que le plus sûr moyen d’y arriver est d’utiliser l’enfant. Les actes du parent blessant ne sont pas motivés par l’amour, ni le bien-être de l’enfant. Il veut juste causer du tort , des problèmes à l’autre parent : en n’étant pas fiable dans ses engagements (retards volontaires pour ramener un enfant par exemple ce qui provoque des problèmes d’organisation pour l’autre parent) , en ne respectant pas les règles de la garde alternée, en ne suivant pas des traitements médicaux, en limitant au maximum les moments partagés entre l’enfant et l’autre parent, en manquant de respect, d’attention à l’enfant, en le négligeant…la liste est très longue. Encore une fois ici, c’est l’enfant qui trinque dans une situation d’adulte. Il en souffre et ce n’est pas bon pour son propre équilibre ni sa construction. D’autre part, les enfants sont de véritables éponges qui enregistrent tout ce qu’ils voient. Et les chances qu’ils reproduisent à l’âge adulte ce qu’ils ont vécu lorsqu’ils étaient enfants ne sont pas négligeables

4- Se servir de l’enfant comme confident

Le sentiment de solitude peut pousser un parent à se confier à son enfant ou son ado mais une fois de plus, l’enfant n’a pas à intervenir dans un problème de grand. Un enfant est un enfant et sûrement pas un conseiller familial et conjugal.

Il n’est pas psychologue, ni thérapeute. Il n’a pas pour mission de vous consoler de votre situation. Laissez-le être un enfant en dehors de la séparation ou du divorce. Il n’est pas non plus un ami. C’est votre enfant. Quand il sera adulte, il aura du recul pour comprendre ce qui s’est passé et faire la part des choses mais dans le moment présent, ne vous servez pas de lui comme d’une épaule à qui se confier.

5- Demander à l’enfant de prendre parti dans la situation

L’enfant, c’est la somme des 2 parents. Ne lui demandez pas d’approuvez ce que vous faites ou de prendre parti. Dans la rupture, il y en a peut-être un qui a fait plus de mal à l’autre mais en aucun cas il ne faut demander son avis à son enfant ou son adolescent. Vous n’avez pas besoin de son approbation pour agir. C’est vous l’adulte et pas lui. Et il n’a pas à choisir qui a tort et qui a raison.

6- Prendre des décisions très importantes et impactantes dans l’urgence

Quand on se sépare, il y a un grand nombre d’actions à mettre en place dans un délai très court (papiers administratifs, rendez-vous avocats, notaires, déménagement, vente appartement etc etc) tout en continuant à assurer de son mieux le quotidien avec les enfants. Ca demande beaucoup d’énergie et avoir à s’occuper seul(e) d’un enfant alors qu’avant c’était en couple demande une grande capacité d’adaptation. Et le travail doit continuer comme avant. La vie continue. Avec parfois même souvent des tensions avec l’ex. La conséquence, c’est une très grande fatigue. La tristesse ou la colère sont aussi présents dans une séparation. Elles sont normales mais très mauvaises conseillères. Prendre une décision importante alors que la situation est épuisante, que les émotions sont fortes, est  un choix risqué. Car la fatigue, les émotions, les sentiments peuvent nous pousser à faire des choix qui ne sont pas les meilleurs pour soi et sa famille. Il est bon dans une séparation de s’attaquer à résoudre les problèmes prioritaires et de ne pas multiplier les grands changements. Par exemple ne faites pas de grosses dépenses sous le coup de l’impulsion, ne vous lancez pas immédiatement dans un nouveau projet  professionnel, ne démissionnez pas de votre travail, ne vous engagez pas dans quelque chose de nouveau, ne déménagez pas trop loin. Bien sûr ces changements peuvent se mettre en place, ils ne sont pas forcément à s’interdire. Ils peuvent être effectués. Mais un minimum de temps de réflexion est nécessaire avant de prendre une décision qui va bouleverser la vie d’une famille. Un choix doit être murement réfléchi et non influencé par la peur, la colère, la tristesse. Le risque de prendre une décision trop rapidement est de la regretter. Et revenir en arrière est difficile et coûteux en temps et en énergie.

7- Demander des conseils à ses proches et à ses amis concernant la gestion de la séparation ou du divorce

Dans une séparation ou un divorce, il y en a souvent un qui part et l’autre qui aurait préféré rester. Ou l’un qui part mais parce qu’il a subi une infidélité, une tromperie, une trahison, un acte difficile à pardonner.

Il est normal de lancer une procédure de divorce puis de faire un pas en arrière, d’être sûr(e) de se séparer puis d’hésiter. Se demander si la rupture est ce qu’il y a de mieux surtout quand il y a des enfants et penser y renoncer est tout à fait possible.

Parfois sous le coup de la colère, de la douleur, l’envie de tout envoyer balader, de rompre est intense puis le doute revient. La tentation est de demander l’avis à quelqu’un de proche, à un ami. La personne pourra être de très bonne volonté et donner son avis sur votre situation. Vous conseiller mais il faut faire attention avec ces conseils car les proches, les amis donnent leur point de vue basé sur leurs propres expériences, leurs propres désirs, leurs propres peurs.

Par exemple, si vous êtes victime d’infidélité et que vous hésitez à divorcer parce que vous aimez toujours votre ex et que vous demandez conseil à une personne qui a souffert de l’infidélité aussi, le risque est qu’elle projette ses propres peurs sur vous et vous conseille la rupture. Alors que si vous aviez pris le temps de vous écouter, de rencontrer un thérapeute, peut-être auriez-vous trouvé une réponse plus en adéquation avec ce que vous souhaitez vraiment. Car au final, nous sommes tous uniques et chaque situation est différente, il n’y a donc pas de réponse standard à chaque couple en crise. Et la réponse est en vous. Les autres peuvent vous guider mais le risque est qu’ils vous influencent plus qu’ils ne vous font réfléchir par vous-même.

Et selon vous, quelles sont les erreurs à éviter quand on vit une rupture ?

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A propos de l'auteur

lanouvellemamansolo

La plume sérieuse, sensible ou moqueuse d'Alexandra, working maman solo de 2 enfants sur l'amour, le célibat, la parentalité, le développement personnel... Pour en savoir un peu plus sur moi, RV sur ma page "A propos" ;)

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