Maman solo: comment ne pas déprimer ?

femme-triste

Maman solo rime avec maman sous l’eau. Jeu de mots à  deux balles, ça s’est fait ! Comment ne pas se noyer dans la déprime ? Après tout, il y a tant de raisons de craquer.

Etre maman solo ça signifie :

  • Avoir vécu une rupture. Choisie ou subie, une rupture c’est un saut dans l’inconnu, une remise en question, un échec. C’est un changement qui nécessite du temps pour s’y adapter et paradoxalement de la réactivité car après une séparation, tout va très vite avec un ou plusieurs enfants. Il faut se ré-organiser, trouver un logement pour l’un des deux parents, annoncer la nouvelle aux enfants, à la famille, définir un mode de garde pour les enfants, continuer à assurer au travail pour celles qui travaillent…bref continuer à vivre avec dans la tête  des émotions négatives comme la colère, la tristesse. Pour les plus malheureuses, cette rupture peut avoir eu lieu avant ou pendant la grossesse. C’est une situation très lourde à porter. La rupture d’un couple de parents est dure parce qu’en plus d’être la fin « classique d’une relation », elle peut être aggravée par les critiques des proches, de la famille sur la question du devenir des enfants. En plus du sentiment d’avoir raté sa relation, il y a la culpabilité vis-à-vis des enfants, la forte crainte de les rendre malheureux…sans penser aux impacts potentiellement négatifs sur leur construction, sur leur éducation. Les parents qui se séparent subissent donc une pression énorme. Ils peuvent passer pour de mauvais parents. Si en plus, les ex-partenaires se quittent dans la rancoeur, la haine, la colère, ce qui est humain, ça fait un cocktail explosif de raisons d’être mal dans sa peau. Cette rupture est source d’une très grande fatigue psychologique. Et qui dit fatigue, dit fragilité. Cette rupture est aussi source d’une grande solitude car l’autre partenaire n’est plus un soutien psychologique. Il n’est plus là pour rassurer, aider, remplacer en cas de besoin
  • Faire vivre une famille avec beaucoup moins de moyens financiers qu’avant la séparation. Le budget n’est plus le même, il faut assurer un quotidien avec moins d’argent. Comment faire si on ne s’y est pas préparée ? Si on ne travaille pas, que va-t-on devenir ? Si on a pas travaillé depuis des années, peut-on retravailler ? On entend partout que c’est la crise, que les femmes sont les premières victimes de cette crise, que les femmes célibataires sont dans la précarité alors comment faire face ? Fatiguée par la rupture, le conflit éventuel avec l’ex, il faut garder les pieds sur terre , nourrir, vêtir les enfants , faire comme avant….Stress et inquiétude sur le présent et l’avenir s’emparent de la maman solo. Colère s’additionne à ces deux mots quand l’ex se révèle dans la rupture radin sur la pension alimentaire ou insolvable.
  • Etre tout le temps occupée,  très souvent fatiguée. Après la rupture, non seulement, la maman solo a un budget restreint mais en garde exclusive ou alternée, elle se retrouve seule physiquement à s’occuper des enfants. Ca veut dire qu’elle a besoin de deux fois plus d’énergie que quand elle a été en couple pour faire seule ce qu’elle faisait avec son ancien partenaire avec les enfants. Comment ne pas être épuisée dans cette situation ? Etre mère dans cette société qui pousse à la perfection est dur car exigeant.

En résumé, fatiguée, fragilisée, stressée, triste, inquiète, seule, avec des enfants à protéger, comment ne pas déprimer ?

Surtout si ces émotions sont renforcées par un environnement qui ne soutient pas la maman solo ce qui va encore plus l’affaiblir.

Je vais te décevoir car je ne vais pas te donner de recette miracle. La vérité c’est que la maman solo a toutes les raisons de déprimer. Dans ces moments difficiles, il faut prendre le temps d’accepter la situation, d’exprimer ses émotions, ses sentiments. Si on est fatiguée, voire proche du burn-out, il faut trouver de l’aide et en faire moins. Le burn-out n’est pas à négliger, le burn-out parental existe et pour un parent solo, le risque d’y succomber est important. Sans parler du burn-out professionnel, si la maman solo travaille.

On n’évite pas la déprime en ignorant les raisons de l’être. On ne résout rien en fermant les yeux.  La tentation pour une maman fraîchement solo qui doit assurer sa vie de tous les jours sans le papa, c’est de prendre sur elle, ignorer ses émotions négatives, juste continuer…Car faire semblant, nier le négatif en soi demande une énergie énorme qui, à court terme, nous permet de tenir…mais tôt ou tard, la fatigue et toutes les émotions qu’on a voulues ignorer reprennent le dessus… Et la fatigue ainsi que tout ce qui a été refoulé aura encore plus de force que s’ils avaient été écoutés au départ.

Il faut s’accorder le droit de ne pas être parfaite, de ne pas avoir réussi sa vie amoureuse, de ne pas avoir quatre mains adultes pour tout gérer ensemble, de ne pas donner à ses enfants un cadre de vie normal avec papa et maman dans la même chambre, de ne pas pouvoir offrir aux enfants la même vie matérielle qu’à deux. L’erreur est humaine, la maman solo est humaine. Le début du mieux-être c’est juste d’accepter, laisser sortir le mal en soi, exprimer ses ressentis. Parler, pleurer, sortir sa colère, sa rancoeur, sa haine envers l’autre, envers soi…Extérioriser ses peurs, ses craintes, son inquiétude auprès d’une personne de confiance c’est vital. Ne pas rester isolée ce n’est pas un conseil que je donne c’est un ordre pour ne pas sombrer. Tu peux pendant quelques jours t’isoler pour te laisser aller mais ça ne doit pas s’éterniser. La maman solo doit absolument se confier auprès de personnes bienveillantes qui sauront l’écouter, la soutenir, la conseiller, lui donner le recul qu’elle n’a pas sur sa situation.

Maman solo tu as le droit d’aller mal mais parce que tu es maman responsable, si tu as la volonté de t’en sortir, la déprime tu vas t’en éloigner en t’entourant d’un(e) ami(e) positive, optimiste, de gens de ta famille qui veulent t’aider, de collègues de travail de confiance, d’autres mamans solos qui ont vécu ce que tu vis et qui t’épauleront, de papas solos qui partagent ta détresse…

N hésites pas aussi à consulter un médecin car fatigue et stress influencent grandement la  santé et la santé c’est l’une de tes ressources les plus importantes. Un psychologue aussi, ce n’est pas du luxe. Pour soi et/ou ses enfants. Un groupe de soutien a aussi son utilité.

Maman solo, tu as le droit d’être mal, de déprimer…la vie n’est pas lisse, le chemin vers le bonheur passe par des hauts et des bas…Tu es maman solo mais pas seule. Les gens qui veulent t’aider, te soutenir existent. Ouvres-toi à eux.

Une jolie citation de John Vance  Cheney qui aide à tenir quand on en a besoin :

“L’âme n’aurait pas d’arc-en-ciel, si les yeux n’avaient pas de larmes.”

Pour moi, la maman solo décolle d’un point plus ou moins bas pour aller s’élever plus haut, plus près du bonheur, de la sérénité, pour briller et exprimer sa joie de vivre d’où mon slogan préféré :

« Rise and Shine »

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A propos de l'auteur

lanouvellemamansolo

La plume sérieuse, sensible ou moqueuse d'Alexandra, working maman solo de 2 enfants sur l'amour, le célibat, la parentalité, le développement personnel... Pour en savoir un peu plus sur moi, RV sur ma page "A propos" ;)

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